Après 6 mois de découvertes, d'apprentissages et de réinventions quotidiennes, voici venu le temps de partager! Je cite mesdames et messieurs l'arrivée de visiteurs dans votre (absence de) routine!
Savoir que l'on reçoit de la visite rend la découverte d'une ville encore plus savoureuse, dans l'optique du partage justement. On note les bonnes adresses, on est plus sensible à ce qui pourrait plaire à l'un ou l'autre des visiteurs, on mesure mieux le potentiel de dépaysement de la ville.
Et São Paulo est un morceau de choix, puisque c'est une ville qui souffre d'un à priori sans doute plus difficile que d'autres. Alors l'envie de faire oublier les préjugés, les clichés, les images préconçues nous fait redoubler d'efforts pour montrer notre chère Sampa sous son meilleur jour.
Que ce soit grâce à ma personnalité attachante ou à l'attrait de Brésil, j'ai reçu bien plus de visites que je ne pensais! J'ai donc eu le temps de constater certaines récurrences quand on reçoit de la visite en voyage.
Pendant l'été d'abord, les amis, la famille, le Noël entre copains, les retrouvailles de ses semblables, ce sont des vacances dans les vacances. Mais évidemment je ressens toujours un peu d'appréhension: est-ce que ça va bien se passer? Est-ce qu'ils vont aimer? Est-ce que ça ne sera pas trop cher? Est-ce que le temps sera bon? (Oui, je suis capable de me sentir coupable quand il pleut à São Paulo.) Mais de fait, comme c'est les vacances, tout ceci n'est pas bien important et de statut de guide j'étais heureuse de temps à temps de repasser à celui de touriste, au même titre que les autres!
Mais comme c'est une année un peu particulière et que l'on ne sait pas quand on aura l'occasion de revenir, on accepte aussi des visites pendant le semestre universitaire et c'est là que les choses se corsent! Il faut concilier les études, les retrouvailles d'un être aimé, les velléités de voyages des uns et des autres ("Rio? Tu es sûr?...") Bref, même quand on essaie de se préserver au mieux, ce n'est pas toujours facile de résister aux veillées qui s'imposent après de longues absences, de se soustraire au rythme vacancier de ses visiteurs, et de s'isoler pour étudier quand cela s'impose. Et puis c'est tellement facile de louper quelques cours "facilement rattrapables" pour guider nos visiteurs non-lusophones dans leurs escapades au soleil...
D'un autre côté, parfois il est tout simplement difficile de renoncer à la petite bulle dans laquelle on prend doucement l'habitude de circuler. Il ne faut plus penser en terme de "je" mais de "nous", ce qui n'est pas si fréquent à nos âges.
Mais le plaisir de faire découvrir sa ville, sa super université, ses petits endroits préférés, ses nouveaux copains remarquables, est incomparable à tous les petits soucis occasionnés! Et puis ça fait des témoins pour "l'après", capables de nous rappeler que même si c'est passé aussi vite qu'un rêve, c'était bien plus que ça!
Et puis il reste la nuit pour travailler et rattraper le retard accumulé!
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