Les voyages c'est fait pour instaurer de nouvelles habitudes! Et une des premières choses que l'on a instauré après plusieurs week-ends de fêtes et de sorties c'est le brunch le dimanche matin. D'abord c'est une excellente motivation pour se lever avant midi, quelle que soit l'heure à laquelle on s'est couché, c'est donc une manière de ne pas perdre sa journée. Deuxièmement c'est un bon moyen de visiter de nouveaux quartiers, or les quartiers qui bougent même le dimanche, sont en général des quartiers sympas. On s'est donc retrouvées entre filles, à instaurer la tradition du brunch dominical à Vila Madalena, le quartier hippie-bobo par excellence. Bon comme les salgados (en cas généralement trop frits, trop salés, à la viande ou au fromage) ont leurs limites, aussi bien gustatives que caloriques, on va au Pain Quotidien, pour manger des salades composées et des pâtisseries fines (ça se voir moins que c'est calorique).
Et après on élimine en gravissant les montées et descentes qui caractérisent si bien São Paulo (non, n'insistez pas, le 18e c'est plat pays à côté!) On fait les boutiques - non pardon! du lèche-vitrine parce que le peu d'argent qu'on a, on préfère le mettre dans des voyages!- dans les boutiques ouvertes, on goutte les fruits et légumes du marché alimentaire au coin de la rue, on prend en photos les innombrables œuvres murales (oui des tags, oui) qui animent et colorient le béton, on regarde avec envie les maisons individuelles colorées, fleuries et soignées, et on refait le parcours de la soirée précédente.
Parce que de fait, Vila Madalena c'est aussi un endroit où on sort le soir parce qu'il y a plein de bars à samba, de boîtes intimistes et d'endroits sympas où prendre un verre. C'est the-place-to-be, quoi.
Vila Madalena n'existe qu'en tant que station de métro. En réalité l'endroit est englobé plus largement par Pinheiros, le quartier sud-ouest de la ville. On descend la rue Cardeal Arcoverde bordées de boutiques de meubles et d'antiquaires, en longeant le Cimetière de São Paulo. On contourne ce dernier pour remonter la rua Harmonia, en faisant un crochet par la minuscule ruelle Gonçalo Afonso, connu pour être recouverte de tags artistiques. On continue l'ascension croisant la Rua Aspicuelta, où se trouvent tous les bars animés quel que soit le jour de la semaine, avant d'arriver à la rue Wisard, que l'on prend en tournant à gauche. De là, on suit la rue plus calme, plus résidentielle. On croise la rua Girassol (Tournesol!), puis Fidalga, avant de croiser la rua Fradique Coutinho, de nouveau plus agitée, bordée par des restaurants et des magasins de toutes sortes. On redescend la colline, retombant sur la rua Cardeal Arcoverde, que l'on laisse derrière pour arriver à la rua Teodore Sampaio. Au cours de l'ascension de la rue, on passe des magasins de meubles à un agglutinement incroyable de magasins de musique. C'est l'endroit des bêtes de scènes et des musiciens classiques, on y trouve tout en relation avec le domaine musical. Arrivés à un certain point de la rue, on tombe sur la Praça Benedite Calixto, avec un marché d'antiquaires et de créateurs de toutes sortes le samedi. C'est l'endroit où s'arrêter pour moi, parce que j'habite à deux pas et qu'en général, vos jambes/ vos pieds et/ou vos reins vous supplieront de leur accorder un peu de repos à ce point de la ballade! (Je vous avais prévenus: São Paulo c'est pire encore que les 7 collines de Rome!)
Me voici enfin lectrice EN DETAIL de ce blog, et j'en tombe amoureuse à chaque article évidemment. Tu me fais rêver avec ta description des rues ! Il va falloir que je vienne, je n'ai pas le choix. <3 Un Skype un de ces jours pour tomber d'accord sur des dates, et c'est comme si j'avais mon billet !
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